SETREM : La protection des aciers passe par le Thermolaquage

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24 avril 2018 – Michel Flahaut – Rédacteur

Qualité-longévité, le thermolaquage éprouvé depuis plus de 50 ans.

Fin des années 50, l’industrialisation bat son plein et de nombreuses résines thermodurcissables sont utilisées, principalement dans les métiers du bâtiment. Ces poudres dont les résines époxydiques sont fondues, cuites au four et offrent ainsi une résistance intéressante à la corrosion et aux agressions chimiques. Le thermolaquage est né.

La projection électrostatique mise en évidence en 1962 par la société française SAMES permit de doser parfaitement les épaisseurs de la couche déposée. L’application à froid offrant de plus l’avantage d’une utilisation possible sur de très nombreux supports.

« Nous utilisons ce procédé sur le mobilier urbain créé dans notre entreprise, explique Maxime Sailly, président de la S.A.S SETREM, cela nous permet de garantir aux clients une qualité d’application et un choix de coloris important en plus d’une protection sans faille des produits livrés »

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L’absence de solvants, un bon point pour les salariés et pour la planète.

Après dégraissage des pièces, l’application du thermolaquage est le plus souvent réalisée au pistolet électrostatique. Enfin, un passage au four garantira la polymérisation de la poudre thermodurcissable.
« Le choix des résines utilisées est primordial, insiste Maxime, pour l’aspect de finition bien-sûr mais surtout pour la garantie d’une tenue dans le temps et de la dureté du revêtement. Des points essentiels en matière de mobilier urbain »

Pour les moyennes et grandes séries, SETREM peut préférer la technique d’enduction par trempage. Dans tous les cas, le choix du process est évalué avec le thermo-laqueur en fonction de la destination des pièces créées.
D’autres procédés existent et sont appliqués suivant les contraintes client et le rendu d’aspect souhaité. Parfaitement maitrisée, cette technique offre toutefois les garanties de protection de l’environnement et des applicateurs. Parce que SETREM s’inscrit dans les démarches sécuritaires au-delà de la normalisation, c’est naturellement que l’entreprise se tourne depuis toujours vers les techniques les plus qualitatives.

Le travail des aciers inoxydables, des origines à SETREM

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16 avril 2018 – Michel Flahaut – Rédacteur

 

L’homme n’a eu de cesse dés lors qu’il a découvert le minerai, d’améliorer ses techniques de conception par des jeux d’alliages et de cuissons.

Si l’objectif premier de nos ancêtres était de créer des outils simples, l’ambition l’a conduit vers l’envie d’aller toujours plus loin. L’envie et le besoin avec les premiers socs de culture en métal, une véritable révolution, deux siècles avant notre ère.

Les alliages s’affinent en une cuisine complexe mais qui s’ordonne par l’habileté de forgerons qui améliorent, siècle après siècle, les techniques, les adaptant à l’évolution humaine.

Il faut attendre le Ve siècle pour trouver un composite résistant à la corrosion toujours visible de nos jours : le pilier de fer de Delhi. C’est un film protecteur qui s’est formé de façon catalytique par la présence d’une teneur en phosphore dans le fer allant jusqu’à 1% quand elle n’est couramment que de 0.05%. En mélangeant du charbon de bois dans la transformation du minerai, les artisans Indiens permettaient cet apport en phosphore, preuve de leur compétence avant-gardiste.

Les premiers inox dus au métallurgiste Français

Au début du XVIIIe siècle, Pierre Berthier fut le premier à développer une technique de fusion à base de chrome et donc, à produire des aciers inoxydables destinés à la coutellerie. Ces alliages trop riches en carbone restaient fragiles et il faut attendre 1878 pour qu’une production d’aciers chromés sorte des établissements Jacob Holtzer.

1913, le premier inoxydable reconnu est dû à l’Anglais Harry Brearley qui, cherchant à travailler l’érosion dans les canons à feu, développa un acier poli baptisé Stainless (carbone-0.24% et chrome-12,8%). Cet acier inoxydable martensitique était cependant comparable aux aciers inoxydables austénitiques (chrome-21% et nickel 7%) Allemands ou encore aux alliages ferriques d’Amérique du Nord.

1924, Les laboratoires Anglais Brown-Firth élaborent l’acier « 18/8 » (chrome 18% et nickel 8%) et c’est une nouvelle fois l’alchimie Française qui marque le pas par le procédé Ugine-Perrin un an plus tard.

« C’est par agitation des aciers avec des laitiers fondus que la société Savoyarde Uginoise a pu obtenir une épuration complète des aciers, explique Maxime Sailly, président de la S.A.S SETREM. Ils ont permis de créer des produits purs mais aussi bon marché et donc causé l’essor de l’inox tel qu’il se décline aujourd’hui. »

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Principales familles d’aciers inoxydables

La norme EN 10020 détermine le classement dans la catégorie des aciers inoxydables, y sont inclus ceux qui contiennent au moins 10.5% de chrome.

Les grandes familles, suivant le tableau proposé par Wikipédia :

  • ferritique : fer-chrome, carbone < 0,1 %, ferromagnétique (« magnétique »). La nuance la plus courante est l’EN 1.4016 (AISI 430). Le chrome et le molybdène augmentent la résistance à la corrosion. Le titane et le niobium améliorent la soudabilité ;
  • martensitique : fer-chrome, carbone > 0,1 %, ferromagnétique (« magnétique »), apte à la trempe ;
  • austénitique : fer-chrome-nickel, carbone < 0,1 % (y compris nuance 1.4301/304, souvent appelée 18/8; 18/10), paramagnétique (« amagnétique ») à l’état de livraison. C’est plus de 65 % de l’utilisation d’acier inoxydable ;
  • duplex : fer-chrome-nickel, structure mixte austénitique-ferritique, magnétique (la nuance la plus connue est l’EN 1.4462). Ces aciers présentent en général des caractéristiques mécaniques supérieures et une meilleure résistance à la corrosion que la plupart des nuances courantes austénitiques et ferritiques.

« Les plus couramment utilisés chez SETREM sont les inox alimentaires (304L) et l’inox dit ‘chirurgical’ ou ‘marine’ (316L), poursuit Maxime. Ils ont des qualités qui répondent parfaitement aux besoins spécifiques de nos clients et permettent de réaliser des ouvrages de qualité qui perdurent dans le temps »

 

SETREM, Claude Sailly, les piliers fondamentaux d’une réussite reconnue

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Partage de compétences, transmission de valeurs et polyvalence. Des piliers auxquels sont attachés les salariés de la SETREM, solidaires dans la réussite des projets.

Ses fils Maxime et Jean-Charles ont repris le flambeau. Le premier, en qualité de Président de la S.A.S, pilote principalement les ressources humaines, la qualité et la sécurité. Il valide également devis et achats. Le second, aux fonctions de Directeur Général a pris en charge les travaux sur chantiers.

Avec eux David, compagnon des premières heures est responsable de la production. Son frère Grégory pilote l’agence LASER DESIGN de Noeux-les-Mines ou se situe l’activité de tôlerie et de découpe laser. Il est de plus responsable commercial de l’entreprise.

Claude Sailly, l’ex-créateur insiste : » si chaque fonction a un titre, les personnes qui composent la maison travaillent depuis toujours en étroite collaboration et sans concurrence interne ».

Compétences, transmission et polyvalence sont ici les trois piliers qui ont fait le renom de la SETREM.

Les compétences :

Ainsi, en atelier, un chaudronnier prend en charge une commande de la réception des matières au contrôle qualité avant livraison. Il a les compétences pour calculer les contraintes de pliage, définir les zones d’usinage, mettre en œuvre une soudure, parfaire un assemblage, redresser la tôle chauffée …

La polyvalence :

Au sein des bureaux, chacun a sa partie entre les métrés, la réglementation, les contrôles, les achats ou les devis. Pourtant, la complémentarité des compétences est là aussi un atout partagé au profit du client.

« La concurrence est dehors, entre les quelques entreprises qui, comme nous, savent apporter savoir-faire et qualité, termine Claude Sailly, ici il a toujours été question d’entraide et de collectif. »

La transmission des valeurs :

La formation est d’ailleurs une des constantes de la SETREM. Qu’il s’agisse de se conformer aux normes de qualité ou de sécurité ou d’apprendre à utiliser un nouvel outil, elle est un des piliers qualitatifs de cette chaudronnerie.

SETREM, Claude Sailly impose la qualité, la rigueur, la transparence.

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michelflahaut.com setrem 12 2017 poteau inoxLes métiers de l’art vivent de la transmission de valeurs. Setrem est en cela un remarquable exemple dans le monde de la métallurgie.

1986, l’entreprise a pris ses marques dans les métiers de la tuyauterie industrielle et des fluides généraux. Le carnet de commandes s’allonge et l’ancien garage automobile qui fait office d’atelier devient réellement étroit.
Jean-Charles a rejoint depuis quelques temps son père dans cette belle entreprise. Les idées fusent, l’extension est souhaitable et c’est ainsi que le pas est franchi. Maxime se joindra à l’équipe en 2006.
Profitant d’une vente des ateliers de Beauvisage Charpente, SETREM s’installe à St Laurent Blangy. Le bâtiment choisi semble adaptable aux exigences éventuelles futures.

Depuis, le développement et l’aménagement des lieux auront été pensés dans le souci constant d’adapter l’outil aux besoins de la clientèle.

« Le plus souvent, nous travaillons à partir des plans et de consignes techniques du donneur d’ordres, poursuit Claude Sailly. Cela ne nous empêche pas d’apporter notre expertise avant la mise en chantier des projets. »

Les ouvrages de chaudronnerie confiés à SETREM, sont d’importance et parfois techniquement complexes. Des conceptions de chaufferies, d’échangeurs, de dépollueurs ou de récupérateurs d’énergie sont ici façonnés.

Preuve de son professionnalisme reconnu, l’entreprise est entre autres, conforme aux exigences MASE/UIC, qui lui permettent notamment d’intervenir sur des sites pétrochimiques SEVESO 2.
« Si je devais regretter une chose de mon passé industriel, tempère le jeune retraité, c’est la relation de confiance que j’entretenais avec mes clients quand la poignée de main avait valeur de contrat. Ce qui me fait toujours autant plaisir c’est qu’aujourd’hui encore, Il est assez rare que des contrôles intermédiaires soient demandés par la clientèle, cela reste une marque de contrôle qui m’honore

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